SISTAS La femme conteuse


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Sur la route des Festivals des Arts du Récit en France, en Belgique, au Québec et en Suisse, les conteuses observent souvent l'intérêt de se retrouver entre femmes de parole pour débattre de la discipline.
Ces combattantes, rêveuses, militantes ou filles du vent, peuvent-elles encore trouver des espaces en dehors de la compétition où réaliser leurs rêves de partage ?
SISTAS réunit débutantes, chercheuses, exploratrices pour une catharsis inédite d'aventurières inconnues ou reconnues, une tribu ouverte qui pose la question de l'ambiguïté et de la puissance du féminin dans la création.

Rencontres artistiques, spectacles, entretiens, découvertes, présentations, discussions nous amèneront à nous questionner pour nourrir nos pratiques, repousser nos limites, redonner à la conteuse ses titres de noblesse, pour intriguer aussi et sensibiliser.
Les femmes conteuses sont elles prises au sérieux ? Comment se définissent-elles ?
De quoi ont elles peur ? Qu’est-ce qui les anime ?

En 2018, les Arts de la Parole se renouvellent, se réinventent encore, au gré des coupures de subventions, de la nouvelle émergence, des innovations technologiques.
Autant de mutations, de bouleversements organiques, d'insoumissions qui confèrent à la femme conteuse un usage plus vaste de son féminin et de son masculin.








Sistas Oléron 2018
Nous l'avons fait. Nous sommes en chemin, là. Engagées, dignes dans nos bottes, radicales et fatales.
Beauté , colère sacrée, sorcières, savantes, conscientes. Nos rires lézardent le vieux monde . Je brûle.
La gardienne de l'ouest.



Photo samedi soir à la pointe de l'île d'oleron où je perçois dans le ciel une sentinelle qui me fait signe.

Myriam Pellicane








Les Ménades ou les bacchantes, avec leurs danses bondissantes et saccadées, scandées par les flûtes, les cymbales et les tambours manifestaient de la préparation rituelle aux accouchements de tous genres.
Dans les montagnes et les forêts, ces transes de grossesses avaient un effet magique sur le pelvis, cette folie joyeuse qui ouvre et brouille les frontières est typiquement féminine.
Ces ménades déchainées se dirigeaient vers la maison de l'accouchée en dansant, sautant et criant.
Si elles rencontraient des hommes, elles leur arrachaient leur chapeau et le remplissaient de crottin, si elles rencontraient un char, elles le brisaient en morceaux et mettaient le cheval en liberté. Elles entraient dans les maisons et dévoraient tout ce qui se trouvait sur les tables.
La danse des Ménades était propice au nouveau né et stimulait la résurrection de la nature.

**extrait du livre Dionysos en transe : la voix des femmes de Clara Acker









Y'a très longtemps, dans la forêt amazonienne, les femmes s'asseyaient à l'avant des pirogues et les hommes à l'arrière. Les femmes partaient à la chasse et à la pêche. Les hommes construisaient les cabanes, s'occupaient du feu et tannaient les peaux de bêtes.
Un jour les hommes ont tués les femmes et ils ont porté les masques qu'elles avaient inventés pour les terrifier.
Seules les petites filles ont échappé à l'extermination.
Elles ont été éduqué par les assassins de leurs mères qui leur ont répété que servir les hommes étaient leur destin et elles y ont cru.







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