Le CollectiF Zéro 2019

Le collectif Zéro assemble des conteuses autour de Didier Kowarsky :

La proposition est de revisiter en jeu, en les approfondissant, certains principes de la présence à la scène : 
- attention de chaque instant, vaste et globale, sans séparation entre l’espace, soi et les autres, le geste et le mouvement, les sons et la parole
- attention déplacée de "ce que je fais" à "ce qui se passe"
- adresse élargie : raconter à la faveur de la présence des spectateurs plutôt qu’aux spectateurs
- attention corporelle aux vibrations de toutes natures (visuelles, auditives, tactiles) émanant du milieu dans lequel se déroule l’action
- le bourdon (// la charge intérieure) et la tranquillité, qui autorisent le silence et les digressions imprévues

Cet entraînement ouvrira, outre les soli, sur des jeux de duos et plus, dans une harmonisation des déplacements, des silences et des discours.


Didier Kowarsky



Aline Hemagi Fernande alias La Sardine

Annukka Nyyssönen


Pôm Bouvier-b

 Vi Indigaïa



 SwaN Blachère



 Elodie Mora


Anne Deval

 Julie Boitte et Anne Borlée

Myriam Pellicane



Collectif Zéro, femmes conteuses ou la parole qui a deux chiens:
Un terrain vierge à explorer, avec des conteuses, parmi les plus déterminées, du genre à s'aventurer sur des chemins singuliers tracés par l'urgence de dire ceci ou cela, comme ci ou comme ça, parce que c'est leur nature.
Du nécessaire quoi, du genre "la tradition est devant nous", des insolentes, des imprévisibles.
Des tentatives de jeu en scène : solos, duos, trios, quatuors pour de l'inédit, pas dans la connivence mais plutôt la posture risquée de la rencontre, l'aventure, la danse, la vieille danse : celle du feu comme dit la Pellicane :
"là où la parole lâche ses deux chiens: celui qui a peur et celui qui saisit."
Le contenu c'est vous et moi, le début et la fin, la plume et l'ouragan, le silence.
Chacune se situe pile au coeur d'elle même, là où les chemins bifurquent, dans ce vide, ce féminin qui innove sans cesse comme une conteuse en pleine bataille qui chevauche son cheval à l'envers et qui brandit sa lance cassée...
Une parole attentive, à l'écoute de la vibration, des voix, des corps qui assurent la continuité de la trajectoire et transperce le réel. Des histoires quoi : aucune importance.


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